Caractérisation des têtes de bassin versant

Contexte

Présentation de l’EPTB Vilaine

L’Etablissement Public Territorial du Bassin (EPTB) de la Vilaine assure une mission de gestion équilibrée de la ressource en eau et des milieux aquatiques à l’échelle du bassin de la Vilaine (11 000 km², 535 communes) : gestion du barrage estuarien d’Arzal-Camoël, production d’eau potable, gestion des inondations, gestion de l’estuaire, animation du DOCOB Natura 2000 Marais de vilaine et de Redon, expertise et suivi sur les poissons migrateurs, lutte contre les plantes invasives et mission de coordination territoriale avec l’animation du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) et l’assistance aux opérateurs de bassins (syndicats de bassin versant et communautés de communes ou d’agglomérations).

Contexte

Les têtes de bassin versant peuvent se définir comme les bassins versants des cours d’eau dont le rang de Strahler est inférieur ou égal à 2 et dont la pente est supérieure à 1% (définition du SDAGE Loire Bretagne).

On estime qu’elles représentent 70% de la surface et du réseau hydrographique du bassin de la Vilaine. Ces zones amont sont particulièrement importantes pour le bon fonctionnement des milieux aquatiques, la biodiversité (réservoir biologique, fonction de corridor, zones refuges), la ressource en eau (régime des crues, soutien d’étiage), la qualité physico-chimique (dilution des rejets, autoépuration), l’apport et le transfert de sédiments fins et grossiers vers l’aval. Les têtes de bassin sont aussi particulièrement exposées aux pollutions diffuses et aux aménagements hydrauliques. De plus, leur état est largement conditionné par l’état et la fonctionnalité des zones humides latérales. Pour autant, elles sont relativement mal connues.

Le SAGE Vilaine, révisé et approuvé en 2015, comprend plusieurs dispositions relatives à la préservation et à la restauration des têtes de bassin versant :

  • Délimiter les têtes de bassins, à partir des inventaires de cours d’eau, appliquant la définition du SDAGE Loire-Bretagne ;
  • Définir une méthode de hiérarchisation des actions à y mener ;
  • Expérimenter des mesures de préservation et de restauration sur ces territoires.

Afin de définir quelle sera la stratégie de la Commission Locale de l’Eau (CLE) sur les têtes de bassin versant, une démarche a été initiée en 2017. Celle-ci prévoit plusieurs étapes :

  • Réalisation d’une synthèse bibliographique, afin de mieux comprendre les spécificités des têtes de bassin et connaître les travaux déjà réalisés sur ce sujet ;
  • Définition d’une méthode pour délimiter les têtes de bassin et application sur les bassins qui disposent d’un inventaire des cours d’eau validé par la CLE
  • Définition d’une méthode de caractérisation de ces territoires ;
  • Définition d’une méthode de hiérarchisation afin d’identifier les têtes de bassin sur lesquelles il conviendrait de travailler prioritairement ;
  • Définition des actions à y mener.

En 2017, un stage de 6 mois a permis d’élaborer une méthode de délimitation et de caractérisation par approche cartographique sur 2 bassins tests. Cette première étude a notamment mis en évidence que les têtes de bassin recouvrent plus de 70% de la surface et du réseau hydrographique des 2 bassins tests. Par la suite, à partir des bases de données disponibles et homogènes à l’échelle du bassin de la Vilaine, un premier niveau de caractérisation a été proposé et a permis de montrer qu’il était possible de grouper les têtes de bassin en fonction de leur profil de vulnérabilité ou d’enjeux (plus d’infos : http://www.eptb-vilaine.fr/index.php/f-ressources).

Objet de la mission

La mission confiée dans le cadre de ce stage vise à poursuivre la démarche. Elle s’articule en 3 étapes :

Etape 1 : Vérification de la fiabilité de la méthode cartographique de caractérisation

La méthode de caractérisation proposée repose sur une approche cartographique qui utilise des bases de données disponibles et homogènes sur l’ensemble du bassin de la Vilaine.

L’objectif de cette première étape est de vérifier la fiabilité des données disponibles par cette méthode et d’identifier les lacunes et les manques de l’approche SIG. Pour cela, il s’agira de réaliser des prospections sur le terrain et de croiser les données avec des données plus précises disponibles localement. Ce travail sera à réaliser sur un échantillon représentatif de têtes de bassin.

A l’issue de l’étape 1, les résultats seront présentés au comité de suivi (composé d’opérateurs de bassins et de membres de la CLE). Il lui sera alors proposé de poursuivre avec l’étape 2.

Etape 2 : Définition d’une méthode permettant, à l’échelle du sous-BV, de préciser la caractérisation puis de hiérarchiser les têtes de bassin

Le premier niveau de caractérisation permet d’avoir une vision d’ensemble des caractéristiques des têtes de bassin (morphologie, occupation du sol, …) à l’échelle du territoire du SAGE. En revanche, il ne permet pas une description suffisamment fine des têtes de bassin pour les hiérarchiser et planifier des objectifs de gestion.

La 2ème étape consistera donc à travailler sur 1 ou 2 sous-bassin(s) test(s)pour proposer une méthode consistant à :

  • Préciser la caractérisation à partir de connaissances locales (études ou connaissances de l’opérateur de BV).
  • Proposer une méthode de hiérarchisation des têtes de bassin entre elles en fonction d’enjeux locaux.
  • Cette deuxième étape nécessitera de travailler en étroite collaboration avec les maîtres d’ouvrage des sous-bassins tests pour aboutir à un diagnostic partagé. L’objectif est de pouvoir définir une méthode qui soit reproductible sur les autres bassins même si les données et les enjeux pourront variés d’un territoire à l’autre.

Les résultats de l’étape 2 seront restitués et débattus en comité de suivi.

Etape 3 : Recensement des outils de gestion expérimentés en tête de bassin sur le bassin de la Vilaine

Plusieurs opérateurs de bassin de la Vilaine ont expérimenté des méthodes de diagnostic et des actions de gestion / restauration en tête de bassin. La 3ème étape consistera à recenser l’ensemble de ces actions afin, par la suite, de pouvoir les partager avec l’ensemble du réseau d’animateurs et éventuellement de suivre les expériences qui semblent les plus intéressantes.

Cette 3ème étape sera réalisée seulement s’il reste suffisamment de temps à l’issue des 2 premières étapes.

Conditions

  • Durée du stage : 6 mois
  • Période souhaitée : entre mars et août (dates précises à fixer avec la personne retenue)
  • La mission se déroulera au siège de l’EPTB Vilaine, à la Roche Bernard où un bureau et du matériel informatique seront mis à disposition.
  • Les déplacements professionnels (terrain et réunions à prévoir sur l’ensemble du bassin de la Vilaine) se feront avec un véhicule de service ou à défaut avec le véhicule personnel (frais remboursés)
  • Indemnités de stage : 700 € nets par mois, possibilité de chèques déjeuner (dont la moitié du prix prise en charge par l’employeur)
  • Logement : possibilité de louer un studio meublé à 191,13 €/mois (propriété de l’EPTB Vilaine)
    situé à quelques kilomètres (sous réserve de disponibilité) 

Encadrement

Le stage sera encadré par Nathalie Pécheux (chargée de l’animation du réseau des bassins versants)
et ponctuellement, aux étapes clés du stage par Cédric Briand (responsable du pôle milieux naturels
et animation de bassin) et Christophe Danquerque (responsable systèmes d’information).
Pour la partie géomatique, le stagiaire sera appuyé techniquement par Benjamin Magand, technicien
SIG.
Un comité de suivi sera constitué pour suivre l’avancement du stage. Il sera composé d’opérateurs
de bassins et de membres de la CLE.
 

Profil recherché

  • Ingénieur ou Master 2 en aménagement du territoire, gestion intégrée de la ressource en eau et des milieux aquatiques
  • Capacité à organiser son travail, à travailler en équipe
  • Permis B indispensable

Candidature

Candidature à envoyer avant le 28 février à :

  • par courrier :

Madame la Présidente de l’EPTB Vilaine
Boulevard de Bretagne – BP 80011
56130 La Roche-Bernard  

Renseignement complémentaire