RETOUR SUR LA JOURNÉE D’ÉCHANGES TECHNIQUES SUR LA GESTION ÉCOLOGIQUE DES RIPISYLVES DE L’ASTEE

Le pôle relais zones humides, mares et vallées alluviales a assisté à la journée technique sur les ripisylves organisée par l’ASTEE le 19 septembre dernier.

Au sein du Pavillon de l’Eau à Paris, cette journée intitulée « Gestion écologique des ripisylves : concilier biodiversité et prévention des risques »  avait pour objectif d’aborder la question de la gestion des ripisylves en fonction des contextes et des enjeux.

Caractérisation des ripisylves en France

Étymologiquement le terme vient de ripa : rives ou berges, et sylva : forêt, par conséquent ce terme désigne les forêts au bord de la rive d’un cours d’eau, ou sur la berge. Ces ripisylves sont des objets de transition entre deux écosystèmes et leur délimitation dans l’espace est complexe : largeur, composition floristique… Elles remplissent des services écosystémiques tels que le ralentissement des crues, l’épuration des eaux, le refroidissement des températures de l’eau. Toutefois, ces atouts sont fortement dépendants du contexte et notamment du fonctionnement hydrologique.

Point sur la réglementation pour la préservation et la gestion des ripisylves

Les ripisylves ne sont pas directement visées par les textes juridiques en tant qu’objet de droit.  Néanmoins elles sont indirectement prises en compte par les réglementations « bords de cours d’eau » ou par diverses réglementations de protection d’espaces d’espèces, milieux, patrimoine…. Dans la GEMAPI notamment, la restauration des ripisylves n’est pas explicitement mentionnée mais s’intègre dans l’item « restauration des écosystèmes aquatiques ».

De la libre évolution à la recréation de ripisylves en passant par la gestion différenciée : des choix adaptés à la gestion du risque et aux usages

La question de la gestion des ripisylves était au cœur des présentations et des discussions avec la salle. Dans la loi, les riverains sont tenus d’entretenir leur berge mais sans que personne ne sache vraiment ce qu’il convient de faire en terme d’entretien et notamment vis-à-vis des embâcles. En effet, ils représentent à la fois des risques de débris en cas de crue mais aussi un support important de biodiversité. Les présentations ont insisté sur l’intérêt et l’importance de sectoriser les zones d’intervention et les zones à laisser en « gestion passive » afin d’optimiser les bienfaits des ripisylves et limiter les risques que représentent la présence de bois.

Table ronde : Les ripisylves de demain dans un contexte de changement global

Il a d’abord été signifié l’intérêt d’une délimitation claire et sans appel des espaces alloués aux rivières sur les cartes pour aider les aménageurs. Ceci impliquant d’importants travaux d’inventaires et de cartographie pour répertorier ces zones humides qui ne sont pas prises en compte dans la trame verte & bleue.

Les discussions ont également mis en lumière la question de la gestion des espèces invasives. Faut-il essayer de lutter ou bien faut-il les voir comme une solution face aux conditions de sécheresse et d’augmentation des températures liées au changement climatique ?

Retrouvez les présentations de cette journée sur le site de l’ASTEE